Comment foirer le nouvel an d’un demi million de personnes

En Espagne, la tradition veut qu’aux douze coups de minuit, le 31 décembre, chaque personne mange 12 grains de raisin au rythme du son cloche. Exécuter ce rituel, sans délais et sans erreur, apporte bonheur et succès pour l’année à venir.

C’est pour cette raison que, le soir du réveillon, lorsqu’approche l’heure fatidique, toute l’Espagne se branche sur sa chaîne de tv ou de radio préférée afin d’entendre les 12 gongs qu’il ne faut absolument pas rater.

Dans le sud, la chaîne préférée des andalous est Canal Sur, une télévision régionale, véritable institution de cette communauté autonome la plus peuplée d’Espagne. Et voici ce que les spectateurs ont pu voir ce 31 décembre 2014, à minuit:

On y voit donc d’abord un couple de présentateurs annonçant qu’il reste une minute avant minuit, qu’il faut être bien attentif et que tout sera affiché sur l’écran pour être sûr de ne rien louper. Puis les voilà coupés par un spot publicitaire. Lorsque l’image de l’horloge revient, le premier gong a déjà sonné. Au troisième, une nouvelle page de publicité démarre. Cette fois, “rapidement” interrompue. Écran soir, puis s’affichent les 3 derniers sons de cloches terminant les 12 et feu d’artifice.

Autant dire que c’est loupé et bien loupé. Maintenant, voyons la réactions des spectateurs au même moment:

“La mierda canal sur”, c’est ce qu’on retiendra. Et c’est ce que retiendront les 500.000 spectateurs qui avaient décidé de regarder leur chaîne régionale ce soir-là. C’est pas encore cette année que l’Espagne sortira de la crise, si on est un peu superstitieux.

Des dizaines de clips vidéos de spectateurs complètement pris au dépourvus circulent sur Youtube. Je vous en met encore une pour le plaisir. En Pologne, la diaspora ibérique s’est elle aussi fait surprendre:

Résultat de ce fiasco publicitaire, démission du directeur des programmes de la chaîne.

Comme quoi, faut pas jouer avec les traditions.

I love Rock’n Roll

Oui, c’est une reprise. Non, je ne savais pas non plus avant de le lire ici. Quelle pêche ce morceau. Que celui ou celle qui n’a jamais dansé là-dessus me jette ses premiers chaussons. Mais le pire effectivement est d’apprendre que ce morceau aurait pu complètement passer à la trappe de l’histoire des pogos si on en était resté à sa version originale par les Arrows.

Je ne sais dire si à l’époque (1975) ça a eu un quelconque succès ou si mes oreilles sont tellement habituées à la version de Joan Jett & the Blackhearts. Mon dieu que cet original me semble mou et fade. Comme dirait André: “On l’a échappé belle”.

Le Cloud, ça n’existe pas

Le Cloud, ça n’existe pas Ce sont simplement les ordinateurs de quelqu’un d’autre.

J’aime beaucoup cette petite phrase assassine qui résume bien ce dont il s’agit. Les auto-collants (sur la photo ci-dessous), font envie aussi. Pour les non-francophone d’entre vous :

There is No Cloud. Just other people’s computers

Atelier de construction de mobilier en palette

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Ce samedi 15 novembre, de midi à 16h, venez participer à un atelier ouvert de construction de mobilier pour la cour intérieure de la Bibliothèque francophone d’Ixelles, rue Mercelis.

Suite à un appel de la Commune d’Ixelles, Maria Solé Bravo et moi-même avons créé un ensemble de mobiliers modulaires construits à partir de matériaux recyclés et publiés sous licence libre. Pour la construction proprement dite de ces éléments, différents ateliers sont prévus impliquant la participation des élèves des écoles avoisinantes, des employés de la bibliothèque ainsi que tout visiteur de cet espace public.

Ce samedi est donc ouvert à toute personne intéressée par le design libre, le démontage et l’assemblage de palettes ou simplement de participer à un projet de ré-aménagement de la cour intérieure de la bibliothèque d’Ixelles.

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La poutre de ton Facebook

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Depuis le début du projet [loveMachine], je reçois régulièrement en guise de clin d’œil des captures d’écran ou des avertissements de mes amis me renseignant le comique, l’incongru ou le glauque des articles que je “like” sur Facebook.

La [loveMachine] est un script qui se connecte sur mon profil à intervalle régulier et “like” automatiquement tout ce qui passe dans mon fil d’actualité. Ainsi, vous imaginez aisément que je “like” tout et n’importe quoi. Je n’ai aucun contrôle là-dessus. Ce que mes “amis” postent, je l’apprécie, à la manière de Facebook, indifféremment.

Pratiquant ceci depuis 9 mois et ayant accepté toutes les demandes d’amis depuis, mon profil Facebook ne ressemble plus à rien, ou en tout cas plus à quelque chose dans lequel je pourrais me reconnaître. Donc quand mes amis m’envoient les étranges articles que je “like”, ils m’envoient surtout les étranges articles que Facebook a jugé bon de leur montrer.

Je fais plus de 1000 “likes” par jour. Je ne sais dire si les algorithmes de Facebook arrivent encore à filtrer du contenu pour mon profil. Mais dans le flot de mes clics répétitifs, Facebook trouve matière à alimenter le fil de mes amis. Que reçoivent-ils de tout ça ? Je n’en sais trop rien. Au début, certains m’ont dit que je “pourrissais leur Facebook”. Depuis, j’imagine que ça s’est calmé. Facebook fait le tri. Alors quand ils rient de voir que j’ai “liké” ceci ou cela, je m’amuse avec eux, mais également de savoir qu’ils rient d’eux-mêmes. Leur profil est sans doute plus proche de leurs centres d’intérêts que le mien.

Dans le livre de Mark Z. 7:3-5

Pourquoi vois-tu la paille dans le Facebook de ton frère, alors que tu ne remarques pas la poutre qui est dans le tien ?

Prends garde lorsque tu juges ou te moques de tes amis Facebook, tu ne ferais que rire que toi même. Parole d’EdgeRank.

Il est interdit de copier Magritte

magritte

Publication trouvée sur le mur de Bernard Hennebert.

Extraits:

9. Il est interdit de copier les œuvres exposées dans le Musée sans autorisation formelle.
[…]
13. L’autorisation de prendre des notes et de dessiner sur format A4, au crayon, dans les salles, est accordée aux groupes qui ont réservé et qui l’ont explicitement demandé. Il n’est pas autorisé de prendre de note et de dessiner dans le Musée Magritte ni dans les expositions temporaires.

Pour un Musée avec un grand M, voilà bien des règles à la con avec un grand Q. La mission d’intérêt public d’un musée est ridiculisée par un petit règlement de capo du régime de droit d’auteur.

J’invite les groupes d’étudiants en arts à débarquer en masse, carnets de feuilles A3 ou A2, bic, aquarelles et feutres à la main, ou à tout simplement boycotter les petits nuages bien peints d’un musée de toute façon plus adapté aux manège des cars de touristes d’un jour.

Oui, ça m’énerve. Ne rien comprendre à l’art et se prétendre un Musée, c’est un comble. J’y vois encore moins de justification depuis que j’ai appris que Magritte a voulu léguer ses œuvres à l’État Belge… qui les lui a refusé.

*clap* *clap*

Waio Manman

Sages comme des sauvages − Ava Carrère et Ismaël Colombani − reprennent les tubes de Alain Péters, grand poète et chanteur réunionnais (les paroles ici sont donc en créole).

Je ne peux que recommander de voir Sages comme des sauvages en concert, comme c’était par exemple le cas hier soir au Chaff. Il insufflent un esprit dans chacun de leur morceau qui donne à la fois envie de danser et de les écouter en silence.

sagecommedessauvages

(video)