Les leçons de cinéma de Tony Zhou

Tony Zhou

Puisqu’on est bien dans une civilisation de l’image et que ça n’a pas l’air de vouloir s’arranger, il est peut-être important de savoir “lire” une image et, peut-être encore plus, de savoir “lire” une image qui bouge.

Que ce soit pour les amateurs de cinéma, de vidéo youtube ou d’anime, pour ceux qui veulent en faire ou juste en consommer, je ne peux que conseiller cette merveilleuse série de documentaires par Tony Zhou: Every Frame a Painting (littéralement, “chaque image est une peinture”).

Tony Zhou est monteur de profession et, dans ses vidéos de quelques minutes, il aborde certaines techniques de cinéma en plongeant dans les références, actuelles et passées, pour nous apprendre et guider notre œil sur ce qui est bon ou moins bon dans une image cinématographique.

C’est jouissif. Ça se regarde plusieurs fois. C’est en anglais, mais tu peux activer les sous-titres en français. Et surtout, tu ressors de là en ayant eu l’impression d’avoir appris un truc. Faut pas lui en vouloir si après tu comprends mieux pourquoi tu t’ennuies pendant certains films.

Je te mets ci-dessous 2 ou trois que j’aime bien. Mais tout est bon, c’est vraiment difficile de choisir.

Petite question pour voir si t’as suivi: tu savais pour Spielberg?

How to get the latest Blender running on a Pi

Arch Linux Arm - RPi2

How to get the most up-to-date applications running on a Raspberry Pi and other ARM based single boards computers?

For a project I’m working on, I need a small computer that can just run some scripts 24/7 while being connected to the net. Performance is not a key issue, although it’s always nice to have a fast system. But in this case, since we’re trying to keep a low budget, a computer under $50 should do the trick. And that’s why we went for the Raspberry Pi 2.

While I was developing the project, I used the latest version of Blender (who doesn’t anyway?) and some other Python libs. When moving the whole project to the Raspberry Pi, that’s when things got messy.

I’ve been using Arch Linux as my main system for a year and am really happy with it (thx Chris). So naturally, I used Arch Linux ARM for the Pi. I’ve been using it for other projects, so I felt comfortable. For those who don’t know Arch yet, it’s a bleeding-edge rolling release distribution. That means you always get the latest shit as soon as it’s available and you don’t need to do big upgrades of your system every 6 months or {2|4} years. It has also a very technical and dedicated community, that takes pride at making good documentation.

What I did not expect is that Blender was not available in the repositories for Arch ARM, although it’s of course available for the i686 and x86_64 architectures. So I started looking for a distribution that had Blender already packaged, which Raspbian has. (Raspbian is a mod of Debian crafted for the Raspberry Pi and thus promoted by the Raspberry Pi foundation as the go-to distribution for their hardware.)

But Raspbian, based on Jessie, only packages Blender 2.72, a version of Blender released in 2014. And that’s pretty far back in Blender spacetime. So my hand made Blender scripts were suddenly more buggy and not performing as well. Bummer. Since I’m kinda used to Debian systems, and since Debian has also a bleeding-edge rolling release, I thought “No problem, I’ll just switch to stretch/testing and I’ll get Blender 2.76.” Well, that did not go too well on the Raspberry Pi. I’m not sure why. I guess Raspbian is making too much modifications to the Debian core, but after switching to testing, no more Blender in the package-list available.

So back to square one. Where do I go from here? Some people online were saying Blender was not buildable on ARM architecture. But I found packets for Blender 2.76 in the Fedora branch for ARM, and Blender is available for Raspbian. So what am I missing here? Then I stumbled on this post from Popolon, where he managed to patch and compile Blender on an ARMv7 architecture using Arch (and that’s exactly what I need for my Pi). He even provided a link to his build, but that was unfortunately too old to run on the current version of Arch.

But that’s where the power of Arch comes to the rescue. Arch is a system with a lot of pre-compiled packages, and for whatever is missing, there is AUR (the Arch User Respository). What comes from AUR is a a set of scripts that will help you compile a specific application for your system. Of course, you could do any compilation yourself on any Linux system, but what I find easier here is that since you have the latest packages installed already, compiling new ones is maybe a little easier since you don’t really have to worry about having the right versions of a library. It’s always going to be the latest one, which is usually the ones needed for the application you’re trying to install.

With a slight modification of the PGKBUILD I found for Blender, I started the compilation on the Raspberry Pi 2. 6 hours later, I had the latest Blender running.  Super. I can move on with the project.

Now, I also sent feedback to the Arch Linux Arm community about this. And have heard it’s in the pipeline to be added to the official repositories. That’s great news. It could mean next time, I will not need to compile it. And others can benefit from that also. But if this story can only tell you one thing is to trust Arch Linux for running the latest software on an ARM based computer. Even if it’s not yet in the repositories, you’ll probably have the best chance to get the thing running using that system more than any other.

Update 16 Feb 2016: Blender 2.76b is now available for the Armv7h architecture from the package manager.

D’une coquille vide à une autre…

Moutons

Beaucoup d’appels au standard depuis le déménagement, beaucoup d’incompréhension, des questions, des remarques et même un commentaire en bas d’article. La toile est en feu. Alors voici un peu d’eau pour ceux qui se préparent à faire le grand voyage.

Bon, Diaspora*, je te passe l’histoire de la naissance et des espoirs déchus. Disons juste que c’est un réseau social alternatif, ouvert et décentralisé. Ça veut dire que ce n’est pas supporté par des gros géants du web, mais par une bande de bénévoles et d’associations qui ont le fort désir qu’une alternative existe. Ça c’est pour le côté alternatif.

Pour le côté ouvert, c’est du logiciel libre. Ça veut dire que potentiellement, tu peux étudier comment ça marche, tu peux le modifier pour tes propres besoins, tu peux l’installer où tu veux. Je dis bien potentiellement puisqu’il faut quand même quelques connaissances. Heureusement, des gens, des amis, les ont et donc on peut se baser sur eux. L’outil est donc à nous, on en fait ce qu’on veut.

Pour le côté décentralisé, ça veut dire qu’il n’y a pas qu’un seul point d’entrée à Diaspora*, mais 36 (chiffre non contractuel). Si tu veux, Diaspora*, c’est un peu comme un réseau de réseaux sociaux. En gros, Louis a installé Diaspora* sur son serveur à lui, il a appelé ça Diaspote et propose à qui veut de s’y créer un compte. Aka a fait pareil sur ses serveurs, il a appelé ça Framasphere. Et Josephine également, elle a appelé ça crossfamilyweb, mais comme c’est un tout petit serveur, elle autorise seulement les membres de sa famille à ouvrir un compte chez elle. (Les prénoms sont fictifs, mais les situations bien réelles.) Pourtant, tous les utilisateurs de Diaspote, Framasphere et crossfamilyweb peuvent échanger, discuter, s’envoyer des messages privés, partager des liens, des photos, etc. peu importe chez qui se trouve leur compte. C’est ça, la décentralisation. Un peu comme avec l’email. Certains en ont un chez GMail, Hotmail ou sur les serveurs de leur patron. Pourtant tout le monde communique avec tout le monde et pas uniquement les Gmail avec les Gmail. Avec Diaspora*, c’est pareil mais c’est pas du courrier, c’est du réseau social.

Pratiquement, j’ai un compte chez JoinDiaspora, mais si tu veux t’en créer un, je te suggère plutôt Framasphere en ce moment. Ils sont un peu plus sérieux et disponibles. En plus, ils parlent français. Ça peut aider. Pour le reste, une fois inscrit, c’est comme partout ailleurs. T’as des #hashtags pour trouver des sujets de discussion communs. Tu vas devoir ajouter des amis. Et poster les mêmes photos de chats ou d’autres que tu postais ailleurs. Faire des commentaires, des “J’aime”.  C’est un peu à toi de sentir l’ambiance.

Je vais quand même t’avertir que c’est peut-être moins engageant au début que les gros réseaux où tout le monde se trouve. Et ce pour deux raisons.

Premièrement, un réseau social c’est une coquille vide. Il n’y a rien. C’est toi qui vient y mettre l’ambiance. Donc s’il n’y a pas d’ambiance dans ton réseau social, c’est de ta faute. Oui oui, tu lis bien. Tu crois que Facebook t’apporte beaucoup, mais en fait non. C’est toi qui y a tout emmené, tes amis et les photos de tes amis. Et c’est Mark qui empoche le fric des publicités qu’il met sur ce que tu y déposes à la sueur de ton front. Mais je m’égare.

Diaspora*, pareil, est conçu comme un réseau social, donc il permet tout ce que Facebook permet (ou presque). Par contre, comme il n’a aucun bénéfice à en tirer, il ne te force pas à ajouter du contenu, à donner tout ton carnet d’adresse, à inviter et ré-inviter en stoemelings tous tes amis, à te rappeler que c’est l’anniversaire de ton collègue ou que maman a pété ton score a Candy Crush pour la 30ième fois cette semaine. Non, c’est calme sur Diaspora* si tu veux que ce soit calme. On ne va pas t’obliger à faire du social si c’est pas ton truc. Par contre, si t’aimes bien connecter avec d’autres de cette manière, ça peut fonctionner.

Le deuxième point qui gratte un peu, c’est que c’est parfois moins fluide que les grosses plateformes. Les bénévoles qui développent Diaspora* font un excellent travail et le logiciel est mature. Mais comme tout logiciel, il n’est pas exempt de bugs. C’est surtout un peu rude au début, trouver comment inviter ou connecter avec des amis, mais une fois qu’on a compris, ça passe tout seul. Et ça s’améliore de jour en jour. Le truc à retenir, c’est d’utiliser le moteur de recherche interne au maximum au début pour trouver du contenu, des amis ou connaissances et de ne pas hésiter à connecter, commenter, poster, poser des questions.

La suite, c’est à toi de l’écrire. Faut sans doute changer tes habitudes, revenir sur le site régulièrement et rappeler à tes amis où ils peuvent te trouver. Mais avec un peu de bol et de patience, d’ici quelque temps, les meilleurs d’entre eux t’auront rejoint.

Illustration de l’article: “Moutons du Pré Salé”, Claude Valette, license CC-BY-ND 2.0

Avis de déménagement

Facebook Logout

Le 31 décembre 2015, minuit, heure belge, j’ai désactivé mon compte Facebook.  Aujourd’hui, ça fait un mois qui j’y avais pas remis les pieds. J’ai appris deux choses: un, j’étais intoxiqué, deux tout le monde s’en fout.

Ça fait des mois (des années?) que je pense à me sortir de ce réseau social qui me bouffe le temps et l’éthique. J’ai même composé un projet spécialement pour m’aider à décrocher. Mais j’y suis toujours resté, multipliant les expériences et cherchant à en tirer parti sans trop y perdre de sens. Je n’ai rien contre les réseaux sociaux (je parle de ces plateformes en ligne qui connectent des utilisateurs). Je leur reconnais une utilité et de nombreuses qualités. Mais les méthodes et pratiques de Zuck et de sa société me débectent et les derniers évènements sont la goutte de trop. Donc, c’est décidé: je décroche.

Au départ, je m’étais fixé de quitter complètement la plateforme pendant un mois, pour voir. Voir comment je réagirais, voir si mes contacts s’en rendraient compte, voir si je pouvais faire sans. La première chose qui m’a surpris c’est le nombre de fois que je me suis trouvé à taper automatiquement dans la barre d’adresse “f…” pour m’arrêter ensuite sur la page de login. La première semaine, ça m’arrivait 5 fois par jour. Avec le temps, ce réflexe a presque disparu. L’autre surprise, c’est qu’aucun de mes contacts n’a remarqué que j’étais parti. Pas un mail ou message du type “T’es où?”, “Qu’est-ce qu’il se passe?”, “On ne te voit plus”. Rien. Pour résumer, je me suis rendu compte que ce site avait pris une place importante dans mes habitudes et que mon absence y était insignifiante. Deux excellentes raisons pour continuer la démarche de changement.

Le dilemme est qu’un réseau social a de la valeur, d’autant plus pour un artisan des médias, puisqu’il connecte et permet la diffusion des idées, des projets. Je pourrais tout simplement tout foutre à la poubelle et supprimer mon compte. Je l’ai déjà fait. Je suis aussi présent sur d’autres réseaux sociaux plus ou moins organisés {et|ou} proches de mes pratiques, donc je ne manque pas de lieux d’échanges. Mais Facebook est l’actuel roi en ce monde et une partie de mes contacts privilégie cette forme par rapport aux autres, sinon le problème ne se poserait pas. Alors que faire?

Je rêve évidemment que mes amies et les amis de mes amis se déplacent toutes et tous vers ces plateformes qui ne les exploitent pas, qui leur offrent les mêmes avantages, mais sans les déposséder ou les transformer en pompe à fric. Bien sûr ça a un coût. Un changement n’est jamais gratuit. Ça demande au moins un petit effort, au mieux dans la durée, et si je suis prêt à le faire aujourd’hui, ce n’est peut-être pas le bon moment pour tout le monde.

Pour ceux qui ne comprendraient pas trop ce déplacement, ou en quoi Facebook est pire qu’un autre. La raison est simple.

Voici ma page sur Diaspora*,

Diaspora

voici celle sur Twitter,

Twitter

et puis celle-la sur Facebook.

Facebook

Seul Facebook ici maintient mon contenu derrière un paywall. Malgré que tous mes paramètres Facebook soient mis en mode public, Facebook n’affiche rien publiquement. Un visiteur doit donner son vrai nom, une adresse email valide, sa date de naissance, plus quantité d’autres infos pour pouvoir avoir accès à un contenu que je considère accessible à tous. C’est tout à fait contraire à l’idée que je me fais du partage.

En quittant cette prison dorée, je m’exclus également de ces excellents contenus postés par certains amis. Tant pis, j’attendrai de les retrouver ailleurs, si jamais eux aussi font un jour ce déplacement.

Je n’ai pas encore bien décidé quoi faire du compte actuel, temporairement réactivé par mon passage ces derniers jours. Peut-être le transformer en fan page, peut-être le désactiver à nouveau, peut-être complètement le supprimer.

En attendant, à ceux qui liront ceci derrière leurs barricades, le meilleur moyen de continuer à échanger, c’est de me dire où je peux vous suivre sans devoir m’inscrire, de me rejoindre là où on se sentira libre, ou de t’abonner à ce blog via cette page.

Pour ma part, j’arrête de nourrir le monstre.

L’illustration de cette article est l’image affichée par Facebook lorsqu’on se déconnecte du site…

Jacques Brel en finnois


Jacques Brel − Le Moribond est un tube planétaire, enfin, surtout la reprise anglophone Seasons in the sun par Terry Jack. Ce que je savais moins c’est que nos amis nørdiques s’étaient aussi illustrés dans la reprise du grand Jacques. Ci-dessus, la version finnoise de Arto Sotavalta. Je vous passe la version suédoise, peut-être pour un autre mardi.

PS: J’aurais pu aussi appeler cet article “Nirvana reprend Jacques Brel”.

/ht phaune