Make sharing bookmarks delicious again

Del.icio.us shaarli theme

One of the pioneers of the web 2.0 was the amazing del.icio.us website. It made sharing bookmarks an incredibly rich and fun experience. With its catchy domain name and well conceived minimalist interface, it attracted a horde of web enthusiasts ready to share their best links with the rest of the world.

Although Flickr is often mentioned as the inventor of tagging, del.icio.us ingeniously applied folksonomy to bookmarking, making it the first social network that could compete with search engines in terms of content discovery. And yes, we’re talking about a time when Facebook was not even born, baby.

As you can feel, 12 years later, I’m still excited by the possibilities and the experience del.icio.us offered. Unfortunately, the rest of the story is a sad slow descent into crappy interface design choices and consecutive owner changes. Although it was fun for a while, by 2011, I was actively looking for an alternative. One that for sure I knew was not going to be sold. One that I could keep control over its development.

Luckily, when you’re angry at something on the web, there is a good chance other people are. And hopefully, something good pops out of it. I found my angry creative man ruling his own corner of the web under the name Seb Sauvage. Seb was angry at del.icio.us, stumbleupon, diigo and all the social bookmarking clones he had tried. So he coded his own in the way he always crafts his tools, in a Keep-It-Simple-and-Secure manner. Then released it to the world.

Shaarli, as in share links, is an open source bookmarking application written in php that allows you to keep, tag, organize and share your collections of bookmarks without hassle. It also does import from del.icio.us, so you can switch service easily. All you have to do is export an OPML file and import it in your Shaarli.

Why am I bringing this subject today?

Because, since the beginning of this year, del.icio.us has been actively pushing advertising without anybody realizing it. See this Twitter search (and screenshot), where hundreds of people are sharing the same link to sponsored content. Yes, people linked their delicious account with twitter and forgot about it.

del.icio.us spamming twitter

I had kept my old account alive as a trace of the past. But seeing that it was now used to promote products under my name, I went out to put an end to it and decided to inform others about it.

Ricardo, from Manufactura Independente, picked up the info and moved his account to his own instance of Shaarli. Then, we chatted with a few other designers on how the old delicious user experience needed to be revived. And Ricardo spent last Sunday to make our wish come true: making a delicious theme for Shaarli, like it’s 2004 all over again.

Shaarli is an amazing project now supported by a community of developers on Github. New features and improvements are added regularly. Although it does not have the same convenience as competitors in terms of social functionalities, it does provides an RSS feed so you can subscribe to your friends valuable links or connect it through IFFT or any service that supports it.

The web still needs to be organized. And more than ever it needs to be done in the open. Keeping notes and bookmarks is valuable information not just for oneself, but for everyone. Let’s just not make this a profitable business for one company by keeping it behind walled gardens. It does not have to be complex. The web from 2004 still works great today.

So here are my booksmarks, free for all, since 2004.

Le Soir édité

Logo @lesoir_diff
L̶e̶ ̶S̶o̶i̶r̶ édité (@lesoir_diff) est un twitter bot qui tente de capturer les changements et corrections d’articles publiés en Une du site du journal Le Soir.

On le sait, l’information de nos jours court plus vite que le temps qu’on a pour la lire. Les rédactions se sont complètement informatisées et connectées de l’écriture à la publication. Ce qui permet évidemment beaucoup de choses: autant d’offrir un article à ses lecteurs dès qu’il est écrit, que de pouvoir le corriger ou de le compléter alors qu’il est déjà publié. Cela arrive aussi parfois que des articles soient même supprimés, comme l’a repéré la RTBF avec cette intox sur un adolescente qui aurait attaqué ses parents en justice à cause de photos publiées sur Facebook.

Ce qui m’a toujours intéressé avec l’information numérisée, c’est la possibilité de ré-écriture. Publier à un moment donné une information et légèrement ou carrément la modifier par après, c’est tellement simple et à la fois pas du tout anodin. Par exemple, parcourir l’onglet “historique” d’un article de Wikipedia peut, dans certains cas, nous enseigner beaucoup plus de choses que l’article lui-même. Sur certains articles en ligne, on voit parfois des mentions du type “mise-à-jour”, souvent en début ou fin de page, datées et accompagnées d’un commentaire expliquant comment l’article a été édité.

C’est cet intérêt pour la manipulation, dirons-nous, qui m’a fait découvrir @nyt_diff, un twitter bot développé par Juan E. D. et qui suit les changements en Une du New York Times.

Comme je trouvais la démarche fort intéressante, j’ai contacté Juan pour lui demander s’il partageait le code de son projet et si je pouvais l’adapter pour d’autres sites de news. Ce qu’il a fait bien généreusement. J’ai alors un peu hésité à savoir quel média j’allais suivre. Je voulais voir du côté belge francophone ce que cela pouvait donner. J’ai choisi finalement celui avec le plus gros tirage et ai modifié le programme de Juan en conséquence.

Techniquement, cela fonctionne assez simplement. Le programme se connecte à intervalle régulier sur le fil RSS de la Une du Soir. Il récupère ainsi les 10 derniers articles publiés et enregistre dans une base de donnée le titre, l’url, le résumé de l’article et son auteur. Lorsque le script retourne un peu plus tard pour effectuer la même opération, il vérifie s’il y a eu de nouveaux articles publiés, mais surtout, il vérifie s’il y a eu des modifications sur les articles déjà enregistrés. Dans l’affirmative, les versions modifiées vont être également ajoutées à la base de donnée et un ou plusieurs tweets vont être postés affichant les modifications enregistrées.

En lançant ce projet la semaine dernière, je n’avais vraiment aucune idée de ce à quoi m’attendre. Je me suis même demandé au début si le bot allait trouver des modifications et à quelle fréquence. C’est donc avec surprise que j’ai découvert que la Une du Soir était, en fait, très régulièrement éditée. Pour être tout à fait clair, il ne s’agit pas ici d’une analyse en profondeur des modifications du journal Le Soir. Seul le fil RSS avec ses 10 articles est consulté. Le programme ne vérifie pas le contenu complet des articles et ne peut non plus déterminer si un article a été effacé. C’est donc un peu à la surface des choses que le projet fonctionne, principalement sur comment la rédaction titre et résume ses articles pour attirer ses lecteurs.

Je laisse le soin aux motivés et aux analystes qui, à partir de ce projet, voudraient faire des vérifications plus conséquentes sur une correspondance entre des changements de surface et de fond d’un article. Il à ce projet open source pour les y aider.

Néanmoins, @lesoir_diff révèle une facette du Soir qui pour ma part était méconnue et amusante à suivre au jour le jour. Outre les articles écrits en direct et donc modifiés minute par minute,

certains ajouts ou corrections se font parfois plusieurs heures après la première publication.

J’ai aussi découvert que les urls des articles étaient immédiatement modifiées pour refléter les changements dans les titres.

Cette pratique, souvent découragée sur le web, m’a beaucoup questionné et donc fait chercher un peu plus loin. En général, quand on publie sur le net, on se garde bien de modifier une url, parce que si un visiteur connaît uniquement l’ancienne, il pourrait ne pas trouver la page qu’il cherche. Cette fameuse erreur 404 qui nous fait râler quand on cherche du contenu. Bien entendu, Le Soir a prévu cette éventualité. Peu importe les changements d’url, on retrouvera toujours l’article. Je vais pas m’étendre sur les détails, cela concerne surtout les professionels du web et le SEO, comme on dit, mais cela pourrait avoir un effet pervers, il me semble. Je pourrais donc moi aussi écrire mes propres urls pour des articles du Soir.

http://www.lesoir.be/833806/article/CHARLES-MICHEL-EN-A-UNE-PETITE

Notez que ça ne change pas le contenu de l’article, ni ne conserve l’url modifiée une fois sur le site du Soir. Quel intérêt, me direz-vous, si ce n’est de troller ses amis? Peut-être… Quoique pour un petit Google Bombing… Qui sait? Entre-temps, comme cela n’apportait rien de suivre les changements d’url des articles, j’ai supprimé cette fonctionnalité du bot. Ça allège un peu aussi la lecture des tweets.

Après une petite semaine de fonctionnement, le L̶e̶ ̶S̶o̶i̶r̶ édité est à son 600ème tweet. Si la face B des médias vous intéresse, n’hésitez pas à le suivre ou à adapter son code pour le faire fonctionner sur d’autres sites d’information belges ou étrangers. Contactez-moi aussi sur Twitter (@xuv) pour plus d’info ou pour partager vos idées. J’ai prévu de faire tourner le programme pour d’autres médias, donc faites signe afin qu’on ne se marche pas sur les pieds.

Je vous laisse sur ce dernier tweet…

Des bancs #uHbench dans la nature

jardin-tordu

En voyant passer ce tweet de @ehooge, retweeté par @stephlulu et remarqué par @stephriondet, qui me cite dans sa réponse (oui, c’est comme ça que ça marche Twitter), ça m’a donné envie de faire un peu de recherche sur ces instances de mon projet de banc open source qui circulent dans la nature. Car c’est bien le principe des projets sous licences libres, ils s’échangent et se voient réappropriés par d’autres.

Il y a celui du jardin collectif du chemin tordu, près de Nice. Dont l’association organise apparemment régulièrement des ateliers de fabrication de mobilier en bois de palette.

chemin-tordu

Et puis ce banc de Locaux Motiv’, à Lyon, construit en 2012, vraisemblablement par Fred et Steph, estampillé Creative Commons et générant toujours des tweets à ce jour.

Les bancs de Thomas Vackier, trouvé par hasard sur Google+ (comme quoi, il y a de la vie sur G+)

https://plus.google.com/115585828091349705274/posts/KXwDT9a9uue (<- Va falloir cliquer sur ce lien poru les voir, parce que j'arrive pas à faire fonctionner l'embed de G+) Et puis une grosse surprise, sur le blog de "Groupe d’action“, je découvre que l’asbl Empreinte a organisé un bon nombre d’ateliers de fabrication du banc. J’étais amusé de voir sur les photos la feuille d’instruction manipulée par les différents participants.

groupe-action-1

Celle-ci aussi, assez insolite:

groupe-action-2

Je leur ai donc envoyé un mail pour leur poser quelques questions et demander des précisions sur l’utilisation du projet uHbench dans le cadre de leur ateliers. Voici les réponses de Thomas Englebert:

Nous utilisons les bancs dans le cadre des projets jeunes de l’asbl empreintes. Notre asbl a comme objectif de renforcer la capacité des jeunes à être acteurs de leur environnement.

Nous avons lancé un nouveau groupe de jeunes en octobre 2013. Le plus important pour eux dans l’environnement était de se ré approprier l’espace public. Une manière ludique de donner une cohérence à nos actions était de construire des bancs et de faire des actions de réappropriation en ville avec. Nous avons aussi réalisé des ateliers pour montrer comment faire à des groupes intéressés. Nous avons également construits des bancs lors d’évènement comme la fête de l’université de Namur, LaSemo, bientôt esperanzah (mais dans ce cas on ne se base pas sur un plan en particulier la plupart du temps, car on veut laisser libre l’imagination des gens… même si parfois ça foire).

Le nombre d’atelier de construction de ce banc en particulier est de 7, sauf erreur (et sans compter les évènements mentionnés plus haut).

Nous mettons en avant l’importance de la rue comme lieu de vie.

Lors de la construction, nous insistons sur la simplicité de construction et le faible cout. C’est ce qui nous a tout particulièrement attiré: c’est génial d’arriver à faire un banc qui a de la gueule, si rapidement pour (quasiment) rien.

J’imagine que d’autres bancs doivent circuler, ailleurs. Enfin, j’espère. Je ne pourrai tous les voir. Pourtant je ne souhaite qu’une chose, qu’ils soient pris en photo et que l’un ou l’autre mot-clef bien choisis ou un lien envoyé me permette de les retrouver.

Peut-être que la prochaine fois, j’ajouterai cette clause: “Libre de partager, utiliser, modifier, publier, tant qu’une photo du banc est publiée avec ce mot-clef: #uHbench”

Libre Graphics Meeting 2014 from social media

In Leipzig for a couple of days, attending the Libre Graphics Meeting. It’s a yearly gathering of coders, users, developpers and designers of free software, all revolving around graphic design and other visually related free culture projects.

For those attending or not, I’ve created a page that collects all (or most of) the tweets, pics, instagrams and social posts around this event. You’re free to browse it here under or by visiting this link.

The event is going on from the 2nd to the 5th of April. So this is just the first day. And there’s already too many great projects to talk about.

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