#QRcode, Art numérique et Fédération Wallonie-Bruxelles

Oui, je sais, avec un titre comme ça, je racole à mort. :)

Bref, avec G_Rom, cet après-midi, on s’est amusé avec les QR code du livre “Création numérique en Fédération Wallonie-Bruxelles”. Tous les détails du projet sont là.

Et puis une bonne nouvelle ne venant jamais seule, Korben fait aujourd’hui un lien vers ce blog. Whouhou, pinaise, ça va booster mon “ranking” #oupas.

#cacestfait

23/01 Manifestement, j’hésite.

Vous avez peut-être entendu parler de la manif du http://230111.be

Bref, j’ai parcouru le document pdf présenté sur leur site et voici un extrait qui m’a interloqué:

“(…) Nous désirons garder cette neutralité à tout prix. Qu’est-ce que cela implique?

1) L’utilisation du drapeau belge, comme symbole de rassemblement, malgré le fait qu’il soit un bon symbole, envoie le mauvais signal. (…)”

Puis j’ai lu ce long article de Marcel Sel justement à propos de cette manif:
http://blog.marcelsel.com/archive/2011/01/12/dans-la-rue-le-23-ou-au-t-21.html

Alors, Marcel propose plutôt d’aller au KVS le 21. Et j’y penserai.

Mais le 23, j’ai pas envie de rester chez moi. C’est pour cela qu’il y a une autre manif le même jour. Je vous copie leur mail de présentation ci-dessous:

“Tous unis contre la démocratie”

— Qu¹avez-vous de mieux à proposer que la démocratie ?
— Rien… Rien que la critique de la démocratie.
— Cela ne vous semble pas le moins mauvais système politique ?
— A l¹heure où le concept s¹est galvaudé à l¹extrême, est servi à
toutes les sauces, cautionne les politiques les plus opposées et
s¹exporte à coups de guerres meurtrières, il importe de rappeler, mieux:
de chercher en quoi c¹est un très mauvais système politique, fût-il le
moins mauvais.
— Mais vous servez la soupe aux ennemis jurés de la démocratie !
— Manifesteront le 23 janvier ceux qui n¹ont pas peur de rivaliser de
lucidité avec ceux qui ont peur de la démocratie.

Le Collectif MANIFESTEMENT vous invite à participer à la manifestation :
³Tous unis contre la démocratie!²
à Bruxelles, le dimanche 23 janvier 2011 à 15h :
Départ : rue de la Démocratie.
Arrivée : rue de la Résistance.

Le concept de la manifestation et sa déclinaison vertigineuse sont là :
http://www.manifestement.be/2011/concept.htm

Alors quoi, le 23? On fait la grosse, sans drapeau ni couronne? Ou on fait la petite, parce qu’on a encore de l’humour quand on parle sérieusement et que de toute façon c’était eux les premiers et puis, c’est sûr, il y aura beaucoup moins de flics et même qu’on peut aussi
arrêter d’être neutre. Sans blague.

194 fois merci ;) #pirateparty #BHV

Ce 13 juin 2010, le Parti Pirate a fait 0,26%
dans l’arrondissement Bruxelles-Halle-Vilvorde. En d’autres mots, 2.200
personnes ont une vision claire, à long terme et en dehors de tout débat
communautaire pour cette société et ça fait plaisir. ;)

La prochaine fois, on multiplie au moins ce score par 10, puisque le
parti sera présent sur tout le pays.

Cette première participation active dans une élection m’aura appris pas
mal de choses. Et parmi tout cela, voici 2 constats personnels:

Avant, je disais toujours: “Être élu, c’est un mandat, pas un plan
carrière”. Hé bien, aujourd’hui, malheureusement, je n’en suis plus très
sûr. Non pas que je sois convaincu du contraire. Je reste attaché à
cette idée de mandat. Mais le système électoral actuel est tel qu’il est
difficile de ne pas être professionnel dans ce domaine. Cela requiert
tellement de temps, de compétences et d’énergie, que qui s’y intéresse
pourrait difficilement faire autre chose en même temps. On est donc bien
dans une démocratie de professionnels de la politique et de la
communication. Milquet, Rupo et Wever sont des images, des slogans, des
gimmicks de campagne. Derrière, c’est une machine.

L’autre constat, et non des moindre, tourne autour de cette histoire de
parti francophone et de parti flamand. Il n’y a rien, strictement
rien
, dans le code électoral
belge
qui oblige un parti
politique à se définir comme parti flamand ou parti francophone. En
d’autres mots, il n’y a pas de raison légale interdisant la présentation
d’une liste MR (ou PS ou écolo ou cdH) en Flandre occidentale ou dans le
Limbourg. Il n’y a pas de raison légale qui empêche la N-VA (ou le CD&V
ou le Vlaams Belang ou Groen) à présenter une liste à Namur ou Liège. Il
s’agit donc bien d’une volonté politique, d’un choix de parti. Et c’est
bien là le scandale. Parce qu’on peut comprendre facilement pourquoi la
N-VA ne présente pas de liste en Wallonie, mais c’est incompréhensible
pour les autres.

Seuls quelques petits partis (comme les Pirates, Belgique Unie, etc…)
se présentent comme des partis nationaux. Tous les autres jouent la
carte communautaire même s’ils s’en défendent. Et c’est particulièrement
décevant. Alors, quand on parle de BHV et que j’entend certains dire
qu’à Beersel, c’est sans doute la dernière fois qu’ils pourront voter
pour des partis francophones, ce n’est pas à cause de la N-VA qu’ils
doivent cela, mais bien à cause des choix de ces mêmes partis pour
lesquels ils désirent tant voter.

Quand on prétend être un parti politique belge, traditionnel et
historique, comme tous ces gros s’en réclament, le minimum est d’être
présent sur toute la Belgique, vous ne trouvez pas?