Radical Networks was rad

Radical Networks

Last weekend, Brooklyn, in the chilling space of NYU Polytechnical School of Engineering, was held the Radical Networks conference, organized by Sarah Grant, Amelia Marzec and Erica Kermani. This was the first edition, but the mood and quality of it really made it seem like this had been rolling for years. The talks and workshops available over the weekend shared these goals:

  • To understand how the technology can be used as a method of control and how to subvert that.
  • Teach people how to use networking technology for themselves.
  • Encourage creative and social exploration with computer networks.

The event was sold out but thanks to Internet Society NY, you could watch a live stream and still can access the recordings. So I’ll just point you a couple that I really enjoyed, although you could just watch all of them, as they really bring interesting approaches and point of views on these questions.

Seeing the Internet


Do you have any idea what the cloud looks like? Well, Shuli Hallak has been photographing it for years so the “Saint Thomas of I have nothing to hide” can’t say he did not know.

In The Final Days Of The WWW


A portfolio of digital art projects done by Dennis de Bel and Roel Roscam Abbing, former students of Piet Zwart Institute. They played around and hacked the notions of networking in goofy clever ways and brought a breath of fresh air and good laughs in the middle of all the “serious” talks we had over the weekend. A must watch in terms of creativity and exploration.

NYC Mesh, a community owned Wi-Fi network


And if you want to hear me speak about why you should talk to your neighbor, or how citizens can reclaim these hidden networks Shuli Hallak talked about, hop on the NYCmesh train with Brian and Dan.

See you next year, RadNets.

(Cover illustration uses a photo by Shuli Hallak, licensed CC-BY-SA)

Internet Black Market : One Thousand €uros Poster

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This Sunday 28th September 2014, iMAL organizes the second Yami-Ichi (which translates to Internet black market) that will happen outside Japan. The concept of an Internet Black Market has been started by the collective IDPW.org and proposes to go back to the crazy and anarchic roots of the early Internet experiments in the form of an AFK* flea market.

Many artists and designers are participating and will be proposing lots of different things (some collectors, some useful, some just for fun,…) all day, Sunday, in the beautiful Atelier des Tanneurs, Brussels. The complete list of available shops is here.

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As one of the participants, I’m proposing you to come and claim your piece of this unique project called One thousand €uros poster. The poster is divided in 1000 blank squares that are sold each for 1€. It’ll be your only chance to make your mark on this unique project and be part of history. Each square has the size of the 1 euro coin. Of course you can buy as many squares as you want. Once it’s yours, you decide what should appear on it: your name, your website, your business card, a drawing, a photo, a haiku,…

This project is a re-interpretation of a 2005 Internet phenomenon known as the One Million Dollar Homepage by Alex Tew. Since there could only be one project like this (although many attempted to clone it), there will be only one One Thousand €uros Poster. The goal is to travel around with this poster in different venues until all 1000 squares are claimed. So be the first to buy a piece of it and then be seen everywhere it will go.

See you there.

* AFK = Away From Keyboard.

Belgacom a effacé l’internet wallon

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C’est fait. Depuis une semaine, un pan de l’histoire de l’internet belge vient d’être définitivement effacé. Et par bêtise − excusez-moi l’expression −, on vient de perdre un morceau d’histoire de la Belgique.

Petit historique (retrouvé entre autre grâce à ce site). En 1998, Louis Michel annonce en grande pompe la création de ce qu’il appelle l’Internet Wallon (WIN) et surtout l’accès à internet gratuit pour tous ses citoyens grâce à SwinG. Le but était de permettre d’accélérer l’entrée de la Wallonie dans l’économie numérique. Je m’en souviens bien. Pour le jeune étudiant en infographie que j’étais, ce fût ma première connexion à la maison et surtout l’opportunité de m’essayer à la création de mon premier site web grâce à l’espace de stockage gratuit offert avec l’abonnement. Quelle révolution. Oui, mais…

En 2001, le projet ambitieux de Monsieur Michel et de la Région Wallonne capote et la société WIN est revendue à Belgacom qui promet de continuer d’assurer le service pour les professionnels, mais plus pour les particuliers (Swing). De mon côté, ayant quitté le giron familial, j’avais emporté Internet avec moi et également changé d’opérateur pour des questions de monopole et de haut débit. J’abandonnais ainsi sans trop le savoir l’accès à mon espace web gratuit. Et c’est souvent, avec un peu de honte je l’admets, que je revenais voir cette œuvre de jeunesse.

De temps en temps également, au gré d’une recherche sur le net, je tombais sur ces merveilleuses pages d’histoire aux adresses commençant par http://users.swing.be/. Bon nombre de mes concitoyens ont usé leurs yeux sur du code html et fabriqué à la main, ligne par ligne, qui sa page présentant son association locale, qui les pages de ses activités professionnelles ou même parfois des sites très complets sur l’une ou l’autre passion. Pour nombre d’internautes wallons de la première heure, users.swing.be était effectivement leur porte d’entrée dans la culture du net. Et par négligence ou manque d’intérêt, Belgacom vient de tout foutre à la poubelle numérique.

Nous n’avons pas en Belgique de service comme Archive.org, qui tente tant bien que mal, de conserver une archive du web mondial. Et de toute façon, ce n’est pas un boulot qu’il faut leur laisser faire seul (mais ça c’est un autre débat). Aussi, si chacun des utilisateurs de SwinG n’a pas pris la peine de faire une copie de son site, le voilà perdu à jamais. C’est en partie mon cas. N’ayant plus mes accès, je n’ai pu récupérer que ce que le serveur voulait encore bien afficher. J’ai bien écrit au support Belgacom il y a quelques années à ce sujet, mais sans réponse.

Pourquoi je vous parle de tout ça aujourd’hui ? Parce que j’ai été contacté par un ami touareg qui ne comprenait plus pourquoi, depuis une semaine, son site était inaccessible. Souéloum habite en Belgique et en 2000, aidé par un ami belge, il entreprend de publier sur users.swing.be/swelum ses textes, les histoires et les proverbes de son peuple. C’est l’un des tout premier site web Touareg au monde. Ce site, dont, avec le temps, il a lui aussi perdu les accès, devient une référence pour qui s’intéresse à la culture de ces nomades de tradition orale. Ses textes sont analysés par des linguistes, des poètes,… et sont surtout la tentative d’un seul homme de communiquer et enregistrer une culture de plus en plus menacée. Ce site est aujourd’hui effacé.

En 2013, Belgacom n’a pas jugé bon de conserver un nom de domaine comme swing.be provoquant une grosse pagaille et la panique chez tous ceux qui utilisaient encore une adresse mail finissant par @swing.be. Et là où tout le monde à vu l’effet immédiat de cette bévue avec les emails, personne n’a pensé que cela provoquerait aussi la perte de ces milliers de sites web, toute l’histoire de notre Internet Wallon.

Septembre 2014, l’effacement est définitif. Belgacom n’offre plus aucune solution pour récupérer quelque donnée.

S’il n’y avait qu’un seul espoir, c’est que comme Yahoo! le fit pour les millions de sites de Geocities, Belgacom mette à disposition, pour un temps, une archive complète de users.swing.be disponible au téléchargement afin que des citoyens concernés et soucieux de leur histoire puissent reconstruire ce pan du web. Je suis sûr qu’il y a un paquet d’âmes bénévoles prêtes à mettre à disposition ressources ou serveurs pour faire vivre ce projet. Le nom de domaine swing.re est encore disponible.

3615 internet

En 1995, France Télécom a la ferme intention d’interdire internet en France. Sisi!

Mais Valentin Lacambre, qui est plus malin que France Télécom à lui tout seul, s’en rend propriétaire… d’internet… la marque. Sisi!

C’est la connerie du dimanche (enfin, ça dépend d’où on se place) pour vous signaler ce documentaire “Une contre histoire des internets” qui passera ce 14 mai à 22h40 sur Arte. Un documentaire à voir absolument si vus voulez comprendre un peu sur quoi vous êtes et pourquoi c’est important de comprendre. (Pour ne pas attendre jusque mardi, c’est aussi.)

Parce que nous sommes tous des pédo-nazis.

Une contre-histoire des internets – ARTE.