Pacman Parvis St-Gilles

Pacman Parvis St-Gilles Screenshot

Bon, ça va faire le tour, c’est sûr. Google nous sort une petite blague pour le 1er avril. On peut jouer à Pacman dans Google Maps. Ouep. Alors, bien sûr, le truc qui va faire la différence entre ce message sur ce blog et les 100.000 autres qui vont être postés dans les 24h, c’est le petit bout de carte qui va être choisi pour vous présenter cet outil à procrastiner. Perso, j’ai pensé au Parvis Saint-Gilles. Je ne sais pas, il y avait là quelque chose qui me faisait penser à la mise en abyme. Question de point de vue, sans doute.

Pour jouer, c’est là: https://www.google.com/maps/@50.831013,4.3448235,18z/data=!1e3

Mais, a priori, ça peut se jouer partout.
N’hésites pas à poster en commentaire si tu trouves d’autres lieux intéressants.

/via prosthetic knowledge.

« Facebook is engineering relationships » − Joanne Mcneil

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We kind of know this, because this is the main reason why people get (and stay) on Facebook: to get in touch with people. But how far is this “engineering” carried on by Facebook and how long are we going to be, if not comfortable, at least under the influence of it.

Thanks to a series of tweets, my attention was brought to this recent talk by Joanne Mcneil about “Facebook and Algorithmic culture” done at the Lift Conference earlier this week.

In the video recording above and her online notes, she is reminding us that Facebook knows more about us than our families. That THE social network has a 60% chance of knowing who is our romantic lover even if we haven’t disclosed this information and can also tell if this relationship will last at all (*). The site also knows your sexual preferences before you had a chance to talk to your family about it (*) or whether you are a drug user and which is your preferred trip (*). And one might say it is not that important until you realize they sell this information to who ever ask for it.

Then she’s also pointing to the fact that we feel so much like robots using Facebook. We all recognize that Facebook is “great” to remind us about friends birthdays. But what choices does it give us than just copy paste a “happy birthday” message on the person’s timeline. And that person to have to “like back” all these comments.

Matthew Plummer Fernandez (@m_pf) has pointed out that Google has recently patented an application that would assist users in replying to these social interactions by auto-generating responses and suggesting it to the user. You can already get a Romantimatic app for your iP(hone|ad) that will periodically remind you to send a “I love you” message to your lover, the recipe for a long lasting relation. The question is when these type of applications will send these messages on their own. Who’s playing robot here?

As you can see, the [loveMachine] project, I’m working on right now, is somehow a next step (dumbed down version) of all this. “Why not already like all what your friends do on Facebook” is a statement, a social and artistic experience, to question all these social engineering practices we are brought into.

I want to conclude this post with a citation from this article “I Didn’t Tell Facebook I’m Engaged, So Why Is It Asking About My Fiancé?” by Sara Marie Watson.

Our programs and their programmers are making design and engineering choices that have the potential to influence how we think of and define ourselves on a broader scale. […] But how did Facebook insert itself into our most personal relationships like this? As I think my writing this article makes clear, for me, this isn’t even a privacy issue. It’s more about my relationship to the machine, and the scary glimpse I just got of where design decisions and algorithmic assumptions are heading.

Éducation aux médias et poésie

Parler d’éducation aux médias sous l’angle de la poésie, c’est le défi que s’est lancé Ln Mulot avec ses étudiants. Elle relate par ce billet “De Google à la poésie, il n'y a qu'un clic“, comment à l’aide du site Poésies Googliennes, elle a donné le goût de l’écriture à ses étudiants et leur a en même temps appris le fonctionnement d’un moteur de recherche.

Éditeur de @GooglePoesie avec Alexia et Zack depuis juin 2013, c’est évidemment le genre d’article qui fait plaisir à lire et qui donne du sens à notre travail de recherche, sélection et publication. Quel cela serve d’outil pédagogique n’en est que plus gratifiant.

N’hésitez donc pas à nous suivre et à partager, que ce soit sur tumblr, twitter ou facebook.

Là-dessus, j’y retourne.

Schnail Mail : le vrai courrier gratuit à vie!

Présentation de la dernière startup: Schnail Mail.

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Connaître le Schnail, c’est aimer le Schnail.

Est-ce que cela vous plairait d’envoyer du courrier gratuitement à vie?

À partir d’aujourd’hui, vous pouvez faire cela grâce à Schnail Mail.

Utilisez Schnail Mail pour envoyer autant de lettres ou de cartes postales que vous voulez. Totalement sans frais. À vie.

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Envoie du vrai courrier, gratuitement, à vie.

N’est-ce pas une excellente nouvelle? Qui serait intéressé par ce service?

Si vous êtes intéressé et que vous voudriez utiliser Schnail Mail, merci de nous le faire savoir en cliquant sur le bouton ci-dessous pour envoyer un tweet.

Bon, je dois néanmoins vous informer qu’il y a un petit avertissement :

Nous ouvrons votre courrier.

Et nous le lisons.

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Micro avertissement: nous lisons effectivement votre courrier.

Mais nous faisons ceci dans le seul but de pouvoir aider votre correspondant avec des offres et des produits dont il pourrait être intéressé.

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Nous voulons seulement aider.

(Nous gardons aussi une copie de chaque lettre que vous envoyez comme ça nous pouvons créer des profils de vous et vos amis et ainsi vous aider en vous envoyant des meilleures offres au fil du temps. C’est comme si nous étions cet ami invisible dont vous ne vous doutiez pas de son existence.)

Ensuite, nous refermons l’enveloppe et l’envoyons à son destinataire.

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Tout bien refermé, comme si nous n’avions jamais été là.

Nous espérons que vous êtes toujours autant intéressé par Schnail Mail qu’il y a quelques instants. Pourquoi ne pas nous le faire savoir en cliquant sur le bouton approprié ci-dessous pour nous dire comment vous utiliseriez Schnail Mail :

Attendez une minute, vous avez changé d’avis? Mais je ne comprends pas pourquoi.

C’est à peu près comme ça que Gmail fonctionne.

Vous utilisez bien Gmail, non?

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Pourquoi vous en prendre au Schnail? Nous sommes comme Gmail, mais pour le vrai courrier.

Seulement avec Gmail, Google ne fait pas que lire vos mails et créer un profil sur vous. Ils prennent aussi toutes les autres informations que vous leur donnez via une pléthore de services et d’appareils: e.g., Google Drive (tous vos fichiers), Google+ (vos amis et familles, vos activités,…), Google Now, Google Maps, etc. (où vous êtes passé, où vous vous trouvez, avec qui, où vous comptez aller demain,…), etc. etc.

Et cela ne s’arrête pas là non plus. Il vous vendent aussi du matériel pas cher (téléphone Android, tablettes, Chromebooks) pour vous faciliter encore plus l’inscription à leurs services.

En fait, ils s’aventurent même aujourd’hui à fournir de l’accès à Internet. Si votre identifiant de connexion à Internet est aussi votre identifiant Google, ils peuvent capturer et analyser toute votre activité en ligne, peu importe l’appareil que vous utilisez.

Assurément, Schnail Mail n’est pas près d’être aussi intrusif?

Qu’en dites vous?

Prêt à donner un peu d’amour à Schnail Mail?

Traduction et adaptation par Julien Deswaef de l’article de Aral Balkan — Schnail Mail: free real mail for life! sous licence Creative Commons Attribution-NonCommercial-ShareAlike 2.0 UK: England & Wales


Poésies Googliennes

poesiesgoogliennes_blog

Suite à la découverte des #GooglePoems, je me suis passionné pour ce projet et ai immédiatement proposé de mettre en place sa version française. N’étant pas le seul francophone intéressé, c’est en collaboration avec Zack Atoustra et Alexia Chandon-Piazza que je suis fier de vous annoncer le lancement de Poésies Googliennes.

Vous pouvez suivre ce projet depuis ces différentes pages:
http://francais.googlepoetics.com/
https://www.facebook.com/PoesiesGoogliennes
https://twitter.com/GooglePoesie
et bien sûr envoyer vos propositions à francais@googlepoetics.com

Google anal. #dtc

Google anal.

Google Analytics, c’est un service gratuit de Google qui vous donne les statistiques de visites de votre site. Et comme presque tout service (gratuit) de Google, il est devenu un standard. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est pas mis d’office sur tous les sites. Il faut s’inscrire, demander un bout de code et l’ajouter aux pages du site que l’on désire monitorer. Ensuite, Google fait le reste.

Ce n’est pas nouveau, ce genre de service gratuit. Ça existe depuis presque aussi longtemps que le web public existe. Ce qui est beau, c’est que ça vous donne plein d’infos sur vos visiteurs. Ça dit comment ils sont venus, de où, avec quelle machine, quel écran, quel navigateur, depuis quel pays, même la ville est mentionnée, qu’est-ce qu’ils ont “aimé”, combien de temps sont-ils resté sur une page, laquelle ils ont vu ensuite, où ils ont cliqué, etc…

Où est le problème? Il n’y a pas de problème. C’est légitime pour qui publie en ligne de savoir quel est l’article qui a reçu le plus d’intérêt. Pour un webdesigner, ça peut donner une indication quand aux technologies à utiliser ou à prévoir pour rendre le site plus agréable aux visiteurs (en fonction des appareils qu’ils utilisent pour le visiter). Peu importe la raison de votre présence sur le net et même si c’est juste pour se faire mousser (comme on compte ses amis sur Facebook), c’est ce qu’on appelle une mesure d’audience.

Où est le problème alors? 2 secondes, j’y viens. Google Analytics est devenu l’outil de choix parce qu’il est merveilleusement couplé à Adwords, LA régie publicitaire du web. Il y a même des formations Actiris/Forem/ANPE à l’utilisation de l’outil. Ne t’étonnes pas, des consultants bardés de diplômes ne font que ça toute la journée.

Voilà LE problème, il est partout. Tu veux vérifier? Ouvre les sites que tu visites le plus souvent et cherche dans le code source un bout de javascript avec “UA-XXXXXXX-YY” dedans (où X et Y sont des chiffres). C’est l’identifiant Google Analytics pour ce site. Ça veut dire qu’à chaque fois que tu visites ce site, Google est au courant. Bin oui, comment veux-tu qu’il propose toutes ces infos au propriétaire, s’il ne te rencontre pas au passage. Tu vois où je veux en venir? Allez, je t’aide. Tu utilises leur moteur de recherche pour trouver de l’info. Tu visites ensuite les sites proposés. Tu passes d’un site à l’autre au gré de ta navigation. Ne te retourne pas, Google est certainement derrière toi et t’as suivi tout le long.

On a régulièrement critiqué Facebook pour une pratique similaire. En faisant installer des petits boutons bleus “Like / J’aime” un peu partout sur le web, Facebook (même sans que vous ayez cliqué dessus) sait que vous êtes passé par là. Avec Google Analytics, c’est pareil, en beaucoup moins voyant.

Quelles solutions?

Désactiver javascript… mais ça c’est tout de suite plus ennuyant, vu le nombre de sites qui sont inutilisables sans ça. Ou installer Ghostery sur votre navigateur par exemple. Cette extension va vous avertir et vous permettre de sélectionner par qui vous êtes suivi. Ça vaut le coup de faire le test d’ailleurs. Juste pour se faire peur.

Et pour les propriétaires de sites qui voudraient quand même bénéficier d’une mesure d’audience?

Il y a le merveilleux Piwik, qui fait tout comme Google Analytics, mais sans passer par la case centralisation. C’est open source, ça s’installe facilement sur un serveur et vous pouvez ainsi monitorer vos propres sites sans passer par un service extérieur (donc, sans partager cette information avec d’autres et sans participer au flicage mondial par un seul acteur privé).

Je viens d’ailleurs de l’installer sur xuv.be. J’abandonne ainsi le service offert par Google (oui, mea culpa. C’était actif sur ce blog jusqu’à maintenant. Mais juste ce blog) et assure mes visiteurs qu’ils ne seront plus suivi par le géant en lisant ces pages. Par la même occasion, je me réapproprie une partie du web que j’avais abandonnée et ça fait du bien au moral.

PS: En illustration de cet article, le graphique des visites sur ce blog depuis mai 2010.